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Par Caroline Meunier Publié le dimanche, 9 octobre 2016

Depuis quelques semaines déjà, un débat enflamme les réseaux sociaux : est-ce que les enseignants devraient continuer à donner des devoirs à compléter à la maison ?

Sans aucune prétention, j’ai décidé de me pencher un peu sur cette question, qui, je dois l’avouer, m’a interpellée et m’a amenée à me positionner sur mes pratiques. J’ai toujours donné des devoirs à compléter à la maison par habitude. Nous l’avons toujours fait comme cela et étant étudiante, j’avais toujours des devoirs à compléter ! En tant que pédagogue, je me suis rendu compte que je croyais en l’utilité des devoirs et qu’ils constituaient un prolongement de mon enseignement.

En effet, en classe, plusieurs styles d’enseignement sont préconisés afin de rejoindre tous les types d’élèves. Ils sont la raison pour laquelle je vais au travail tous les matins et ils sont ceux pour qui je me dépasse jour après jour ! Je me dois donc de tout faire pour les aider ! Les devoirs font partie de mon enseignement. Une fois que la notion est expliquée, je fais plusieurs types d’exerciseurs. Le travail d’équipe, le travail individuel ou en grand groupe aide alors l’enfant à bien intégrer les notions. Les devoirs représentent alors une autre chance ! La correction de ceux-ci devient aussi une période d’enseignement non négligeable qui est suivie d’une période de récupération pour les enfants qui éprouvent encore des difficultés.

Bien entendu, je sais que la vie d’aujourd’hui va très vite et que chaque petite minute vaut son pesant d’or. Par contre, serait-il possible de trouver un équilibre nous permettant de donner des devoirs qui ne représentent pas une surcharge pour les enfants et les parents ? Des devoirs courts, mais qui touchent au but ? Une collaboration entre l’école et les parents dans le but d’atteindre la réussite ?

Les travaux et l’étude qui sont placés entre les mains des parents doivent absolument correspondre à l’âge des enfants afin de ne pas les décourager et les placer dans un état de surcharge. Il n’est pas du devoir du parent d’enseigner à son enfant, mais bien de l’accompagner dans son cheminement scolaire. À mon avis, ils doivent représenter un complément à l’étude et ne pas prendre toute la place.

Je crois également que ces travaux permettent aux enfants de développer de bonnes méthodes de travail. Les élèves du troisième cycle bénéficieront de cela pour leur permettre d’avoir un passage primaire-secondaire un peu plus facile.

Ce débat aura laissé place, j’en suis certaine, à plusieurs questionnements autant chez les professionnels de l’éducation qui sont les enseignants que chez les parents. Il est important de tenter de trouver un équilibre entre l’école et la maison afin de favoriser les apprentissages et la réussite. Les devoirs doivent être un outil pédagogique qui s’inscrivent dans une vraie démarche poursuivie par l’enseignant. S’ils sont mal exploités, ils ne rendront pas service à personne.

Je dois également avouer que l’enfant qui ne remet pas ses devoirs ne reçoit pas de conséquence. Pour moi, il s’agit vraiment d’un outil qui permet aux parents de constater les apprentissages effectués par leur(s) enfant(s) et de les accompagner dans leur cheminement scolaire. Ils s’inscrivent dans une démarche pédagogique dans laquelle je crois et ils représentent un complément à mon enseignement.

En bref, je crois en l’importance des devoirs qui sont choisis avec sérieux et qui s’inscrivent dans une démarche pédagogique sérieuse et significative pour les élèves.

Et vous? Quelle est votre opinion sur les devoirs à la maison? 

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Caroline Meunier pour Les trésors de Charlemagne

 

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